Produced by the Online Distributed Proofreading Team at https://www.pgdp.net (This book was produced from scanned images of public domain material from the Google Print project.) CATCHISME LIBERTIN A L'USAGE DES FILLES DE JOIE ET DES JEUNES DEMOISELLES QUI SE DCIDENT A EMBRASSER CETTE PROFESSION PAR Mlle THROIGNE THROIGNE au district, aussi bien qu'au bordel, De ses talents divers a fait l'exprience; Par sa langue et son CON prcieuse la France, Son nom va devenir jamais immortel. Sur la copie imprime A PARIS AUX DPENS DE LA VEUVE GOURDAN 1792 [Illustration] AVANT-PROPOS Le _Catchisme libertin_ a t plusieurs fois rimprim. La premire dition, publie vers 1791, sans lieu ni date; ensuite en 1791. Cette seconde dition porte: _par mademoiselle Throigne_ et est suivie d'une ptre ddicatoire adresse la premire maquerelle de Paris; la troisime dition est date de 1792; une autre aurait t faite en 1798, et une dernire, abrge, en 1799, dans le second volume de la _Bibliothque rotique_, pages 49 84. Throigne de Mricourt, dite Lambertine, naquit dans le pays de Lige en 1759; elle vint se fixer Paris, o elle mena une vie fort drgle; elle se jeta, au dbut de la Rvolution, dans le parti exalt o, par sa grande beaut et son loquence, elle acquit de l'influence sur l'esprit du peuple. Le 31 mai 1793, ayant voulu prendre la dfense de Brissot, dans le jardin des Tuileries, elle fut saisie par les mgres qui l'avaient applaudie jusque l et fustige publiquement. A la suite de cet outrage elle devint folle. La grande raret des exemplaires du _Catchisme libertin_ a dcid les membres de la Socit des Bibliophiles de Chypre, d'en publier une nouvelle dition, imprime exclusivement pour eux et non mise dans le commerce. GIOVANE DELLA ROSA. PITRE DDICATOIRE A MADAME L'ABBESSE DE MONTMARTRE MADAME, _Vous ddier cet ouvrage, c'est en faire l'loge; c'est en assurer le succs et le dbit. Connue dans cette capitale, je dirai mme dans toute la France, pour la plus sensuelle et la plus paillarde des femmes, la plus raffine dans l'art des Messaline et des Dollone, j'ai cru que ce Catchisme, l'usage des putains ou des jeunes demoiselles qui se dcident cette profession, ne pouvait paratre sous des auspices plus heureux et plus favorables._ _Ce serait bien le cas de m'tendre ici sur vos vertus lubriques et sur les talents licencieux qui vous ont mrit, si bon droit, le titre glorieux de fouteuse incomparable; mais vous n'aimez que le foutre, et tout autre encens vous dplat; comme vous ne foutez que pour le plaisir de foutre, on ne saurait mieux vous faire sa cour qu'en vous parlant de ce qui intresse le plus votre passion favorite._ _J'ose donc esprer que ce Catchisme aura votre approbation; si je n'ai point dtaill ce sujet avec ce sel et ce piquant dont il pouvait tre susceptible, vous voudrez bien considrer le peu de temps que j'ai eu traiter la matire; j'tais d'ailleurs sr qu'il ne fallait qu'indiquer les premiers lments d'un art qui est presque inn avec votre sexe, et je ne doute point que, par les heureux commentaires que vous serez mme de suppler cet ouvrage, il n'acquire bientt ce degr de perfection qui lui assurera un des premiers rangs parmi les livres de ce genre; les progrs rapides que vos lves seront dans le cas de faire par lui dans le libertinage, sous votre vigilance et frule, rpondent encore de son succs._ _Agrez, Madame, comme une offrande lgitimement due, le sacrifice que je vous fais ici de deux pollutions compltes, et que je jure ritrer chaque jour en votre honneur et intention; c'est un tribut qu'on ne peut refuser au souvenir de vos charmes, dont j'ai tant de fois prouv l'empire, surtout dans ces moments d'ivresse et d'abandon gnral o vous vous plaisiez les exhiber dans l'tat de pure nature. Quelle motte! Quel con! Quel fessier plus attrayant que le vtre! Vous voir, vous trousser, vous foutre et dcharger n'tait que l'instant de l'clair au coup de tonnerre._ _Pardonnez-moi cette petite digression: quiconque vous connat la trouvera juste. Permettez que je me rappelle aussi vos amoureuses intentions, ainsi qu' votre souvenir charnel, dans vos oraisons jaculatoires, et que je me dise avec les sentiments les plus vifs et les plus passionns, Madame, votre trs humble, trs obissant serviteur et fouteur,_ L'abb COUILLARDIN. ORAISON A SAINTE MAGDELEINE AVANT DE LIRE LE CATCHISME Grande Sainte, Patronne des Putains, fortifiez mon esprit, et donnez-moi la force de l'entendement, pour bien comprendre et retenir tout le raffinement des prceptes contenus dans ce Catchisme: faites qu' votre exemple, je devienne, dans peu, par la pratique, une Garce aussi clbre dans Paris que vous l'tiez dans toute la Jude, et je vous promets, comme ma divine Patronne et Protectrice, de donner mes premiers coups de cul en votre honneur et gloire. Ainsi soit-il. [Illustration] CATCHISME LIBERTIN DEMANDE. Qu'est-ce qu'une putain? RPONSE. C'est une fille qui, ayant secou toute pudeur, ne rougit plus de se livrer avec les hommes aux plaisirs sensuels et charnels. DEMANDE. Quelles qualits doit avoir une putain? RPONSE. Trois qualits essentielles. DEMANDE. Quelles sont ces qualits? RPONSE. L'effronterie, la complaisance et la mtamorphose. DEMANDE. Qu'entendez-vous par l'effronterie? RPONSE. J'entends qu'une fille qui se dvoue ce commerce libidineux ne doit avoir honte de rien: toutes les parties de son corps doivent tre pour les hommes ce qu'elles seraient pour elle-mme en particulier; c'est--dire que ses ttons, sa motte, son cul doivent lui tre aussi indiffrents auprs de l'homme inconnu qu'elle amuse, que l'est l'gard d'une femme honnte la paume de sa main qu'elle ne rougit pas de montrer. DEMANDE. Qu'est-ce que la complaisance dans une putain? RPONSE. C'est une amorce par laquelle elle sait adroitement conserver l'homme passager, faisant usage de sa douceur naturelle, se prtant librement aux diffrents dsirs de l'homme; par ce moyen elle le retient comme dans des filets, et l'oblige, malgr lui, retourner une autre fois vers l'objet qui a si bien second sa passion momentane. DEMANDE. Qu'entendez-vous par la mtamorphose? RPONSE. J'entends qu'une vraie putain, renferme dans les ressources de son art, doit tre comme un Prote, savoir prendre toutes les formes, varier les attitudes du plaisir, suivant le temps, les circonstances et la nature des tempraments. Une putain recorde et aguerrie doit se faire une tude particulire de ces diffrentes variations qui procurent ordinairement le plaisir aux hommes; car il y a de la diffrence entre amuser un homme froid, un blondin, ou un homme poilu et brun, entre exciter une jeune barbe ou un vieillard sensuel: la nature, plus imprieuse chez les uns et plus modre chez les autres, exige par consquent des titillations diffrentes, des situations plus voluptueuses, des attouchements plus piquants et plus libertins; et telle putain qui dcouvrant seulement son cul un jeune Ganymde le ferait dcharger jusqu'au sang, n'oprerait qu'une sensation ordinaire l'gard d'un autre; tandis qu'un tortillement de fesses voluptueusement fait, plongerait l'homme temprament dans un torrent de dlices, qui causerait la mort au Narcisse fouteur et au paillard dcrpit. DEMANDE. A quels signes caractristiques distingue-t-on une putain de celle qui ne l'est pas? RPONSE. Son habillement trop peu gaz, son maintien trop peu retenu, ses gestes libres, sa conversation trop enjoue et trop lascive, son regard dcid et sa marche effronte sont les signes visibles qui la font reconnatre. Il est cependant ncessaire pour son propre intrt qu'elle en agisse ainsi; car il est des hommes si timides auprs des femmes, que si une putain tranchait avec eux de l'_Honesta_, ces hommes, qu'on peut comparer des puceaux, n'oseraient leur faire aucune proposition, et par consquent elles perdraient l'occasion de faire quelquefois une bonne pratique, pour avoir affect une modestie malentendue. DEMANDE. Mais, n'est-il pas possible qu'une putain imite en tout la dcence et le maintien rserv d'une honnte femme? RPONSE. Oui: et celles de ce genre sont les plus fines; elles amorcent par l le nigaud qu'elles veulent duper; elles paraissent s'effaroucher de ses propositions; mais c'est pour mieux l'enchaner: et combien sont pris au trbuchet, et s'imaginent aller cueillir la rose sans danger, tandis que l'pine y tient fortement. Ces sortes de putains tirent beaucoup de profit de ce commerce; mais aussi il n'appartient qu' celles qui peuvent tenir d'abord un certain ton de jouer ce personnage hypocrite. DEMANDE. Toutes les femmes ont-elles un penchant dcid devenir putain? RPONSE. Toutes le sont ou dsirent l'tre; il n'y a gure que les convenances, les biensances qui retiennent la plupart; et toute fille qui succombe mme la premire fois, dans un tte--tte, est dj, ds le premier pas, putain dcide; la chemise, une fois leve, la voil familiarise avec son cul, autant que celle qui a jou du sien pendant dix ans. DEMANDE. La putain qui procure de la jouissance l'homme, peut-elle s'y livrer avec tous, sans s'exposer altrer son propre temprament? RPONSE. Il est un milieu tout; il serait trs imprudent une putain de se livrer avec excs au plaisir de la fouterie: une chair flasque et molle serait bientt le fruit de ce dsordre; mais il est un raffinement de volupt qui tient la volupt mme, et dont une adroite putain doit faire usage. Une parole, un geste, un attouchement fait propos, offre l'homme l'illusion du plaisir; il prend alors l'ombre de la volupt pour la volupt mme; et comme le coeur est un abme impntrable, la putain consomme dans son art remplit souvent, par une jouissance factice, les vues luxurieuses de l'homme, qui se contente de l'apparence. Les femmes tant plus susceptibles et plus propres que tout autre ce genre d'escrime, il dpend d'elles de donner le change l'homme. DEMANDE. Une putain doit-elle procurer autant de plaisir un fouteur de vingt-quatre sous, qu' celui qui la paie gnreusement? RPONSE. Il est certain que la putain devant vivre de son mtier, et le foutre n'tant pas une substance qui puisse servir d'aliment, elle doit agir avec ce fouteur comme avec le pre Zorobabel, et lui dire; NESCIO VOS... Je vis du con comme vous de l'autel. Cependant le grand art d'une putain qui veut se faire un nom, n'est pas toujours de mettre contribution les hommes qu'elle raccroche. Il en est qui sont susceptibles de cette dlicatesse; et touchs du dsintressement qu'une putain leur tmoigne, ils s'imaginent alors que cette Las de rencontre est tout coup prise et coiffe de leur physique, bien plus que du numraire; leur amour-propre est flatt de cette prfrence. Le plaisir qui ne leur parat pas achet, se fait mieux sentir; son aiguillon est plus mordant, et quelquefois la putain gagne beaucoup ce mange; au surplus, c'est elle discerner et connatre ses pratiques. Une putain bte ne fera jamais fortune; la ruse peut essayer d'tre dupe une ou deux fois, pour reprendre vingt fois sa revanche avec d'autres. Il est constant aussi qu'un vieillard cacochyme n'a pas le droit d'exiger qu'une jeune et frache putain se harcelle aprs son chtif engin pour un modique salaire: Hercule et Psych peuvent quelquefois entrer chez elle pour y faire un coup fourr; mais Le forgeron atrabilaire, Qui de son antre tnbreux, Tout en boitant, vint Cythre Attrister les Ris et les Jeux, De Vnus salir la ceinture, Effaroucher la volupt, Et souiller le lit de verdure Qui sert de trne la Beaut, je ne lui connais point de charmes qui puisse le faire recevoir _gratis_; il faut qu'il paie au poids de l'or le plaisir qui le suit: c'est le prix de sa turpitude. Qu'une putain donc le plume, qu'elle en tire pied ou aile, c'est le secret de son art. Il lui doit sans doute ce tribut pour les outrages qu'il fait chaque jour la volupt. [Illustration] DEMANDE. Comment doit se comporter une putain lorsqu'elle a donn dans l'oeil quelque bon fouteur? RPONSE. Il faut d'abord qu'elle mette celui-ci son aise, et qu'elle le soit aussi avec lui. On sait que le premier compliment d'un luron qui entre chez une fille, est de lui prendre les ttons, et de passer de l lestement au cul, de farfouiller ensuite sa motte. Ces petites agaceries d'usage sont les avant-coureurs et les prmices du plaisir. La fille alors doit, par de lascives caresses, de tendres attouchements, achever la conqute de cet amoureux du moment; d'une main subtile elle doit faire sauter le bouton de la culotte, tandis que de l'autre elle retient en bride sa pine, irrite dj par les premiers attouchements. C'est alors qu'elle doit saisir ce moment favorable pour demander son salaire, et le fouteur s'empressera de lui donner, pour ne point mettre de retard entre les apprts du plaisir et l'instant de la jouissance[1]. [1] Un dfaut nanmoins dans la plupart des filles de joie, dont il est bon de dire un mot pour leur gouverne, c'est de n'tre jamais contentes de ce qu'on leur donne. Prsentez-leur trois livres, elles en demandent six. Si vous cdez, leur importunit augmente; c'est un ruban qu'il leur faut encore; c'est une bagatelle qu'elles rclament pour leur guenon; mais ces contributions importantes leur sont trs souvent nuisibles, en ce que l'homme qui veut jouir n'est occup que de cet objet; se voyant arrt dans sa marche, il regrette alors et son argent et son foutre. C'est ainsi que les putains loignent trs souvent d'excellentes pratiques de leurs taudions. DEMANDE. Quels sont les attributs et les ustensiles qui doivent orner la chambre d'une putain? RPONSE. Elle doit avoir derrire son miroir deux bonnes verges, l'une orne d'un ruban rose, et l'autre bleu. Aujourd'hui que tout est la patriote, que l'on fout mme patriotiquement, il suffit d'un ruban aux trois couleurs. Dans les tiroirs de sa commode il doit y avoir des martinets, des disciplines de cordes petits noeuds, et d'autres armes d'pingles; elle doit avoir aussi des lisires et des cordons de rsistance; ct de sa chemine doivent se trouver, dans une petite armoire, plusieurs capotes anglaises; les peintures licencieuses, les estampes les plus voluptueuses et les plus lubriques doivent entourer son lit; plusieurs glaces opposes l'une l'autre doivent servir rpter les attitudes du plaisir. DEMANDE. Quels usages doit faire une fille de joie de tous ces petits meubles? RPONSE. Lorsqu'il se prsente chez elle quelques fouteurs la glace, qui dmontrent par l'attitude paresseuse de leur pine leur impuissance, ou un puisement de force, la putain, aprs avoir tent les voies ordinaires, voyant que l'exercice de sa main ne peut rendre ce vit son front et sa majest, doit recourir aux remdes violents, il en est de trs opratifs; voyant donc qu'elle ne peut, ou faire bander, ou faire dcharger son jean-foutre, elle se saisit d'une bonne verge, et commence d'abord par lui en appliquer une trentaine de coups sur le gros des fesses; si cet essai ne produit pas un meilleur effet, les martinets, les disciplines pingles doivent tre employs. Il est mme quelquefois de l'astuce et de l'adresse d'une putain de deviner le caprice de certains hommes qui, bien qu'ils bandent naturellement, et dchargeraient sans le secours administratif de ces sortes de remdes, trouvent nanmoins une jouissance plus sensuelle se faire fouetter; les abbs surtout ont une propension plus dcide pour la fustigation; il en est qui se font lier et garrotter de part en part, et qui ne sont satisfaits que lorsqu'une putain leur a macr et corch le cul, jusqu'au point d'en faire ruisseler le sang le long des cuisses[2]. [2] Parmi les bizarreries de caprices dont la fouterie est susceptible, il est bon de rapporter le fait suivant; je le tiens de la putain qui cette scne comique est arrive. Voici comme elle me l'a cont. Un soir, me dit-elle, que j'tais raccrocher dans la rue Saint-Martin, j'abordai un petit homme, dont je ne pus discerner le physique que lorsqu'il fut mont chez moi. Figurez-vous un vrai polichinelle, bancal, bossu, borgne, une tte grosse comme celle d'un boeuf, g au moins de cinquante ans, enfin un vrai remde d'amour; cependant sa mise honnte fit que je passai lgrement sur ses dfauts naturels; enfin il me jeta six francs, et me demanda si je voulais satisfaire son caprice. Je tremblai cette proposition, je crus que j'allais servir d'holocauste pour assouvir la passion de ce vilain crapaud. Mais point du tout, il tire alors de sa poche une belle plume de queue de paon et dboutonne sa culotte, puis se couche le cul en l'air sur mon lit, il me dit alors de lui insrer le bout de cette plume dans le fondement, ce que je fis; ensuite de lui caresser le cul avec la main, en prononant ces paroles: _Ah! le beau paon!_ Ce que je ne pus faire sans clater moi-mme de rire; enfin ce vieux blafard, force de se sentir caresser le cul et d'entendre prononcer _Ah! le beau paon!_ dchargea sur mon lit, en imitant dans le fort de sa passion les cris d'une chouette: ce caprice bizarre devrait bien tre observ par les naturalistes. DEMANDE. La putain n'a-t-elle pas le droit d'exiger un double salaire pour remplir une fonction aussi fatigante? RPONSE. Oui, sans doute; car il est sr que quoique une putain puisse trouver quelquefois un certain dlice flageller un beau cul qu'elle tient en posture, et qui ne peut viter la grle des coups qu'on lui applique, que quoiqu'elle dcharge souvent en s'acquittant de cette fonction joyeuse, cependant il est de ces paillards capables de fatiguer le bras de la putain la plus vigoureuse et mme la plus passionne pour ce genre de plaisir; elle peut donc, alors, et elle a le droit d'exiger de l'homme qu'elle sangle, un salaire diffrent, et se faire payer des balais employs cette crmonie tragi-comique. DEMANDE. Quel langage doit tenir une putain en fouettant? RPONSE. Sa conversation doit tre conforme au caractre et l'humeur du paillard qu'elle fustige: il est de ces bougres-l qui veulent qu'on jure aprs leur cul comme aprs un cheval de brancard, qu'on les traite de jean-foutre, de maquereaux, et qu'on assaisonne ces pithtes d'une dgele de coups de verges des mieux appliqus; on peut dire que ceux-ci bandent comme des btes et dchargent de mme. D'autres, au contraire, qui ont les passions et les humeurs plus douces, veulent qu'on renouvelle avec eux ces jeux innocents de l'enfance, en feignant d'employer leur gard ces corrections enfantines, et rien ne les excite plus dcharger que ces mots qui ont tant d'nergie dans la bouche des femmes. Petit coquin, petit polisson... vous serez fouett jusqu'au sang... allons, point de grce... bas les culottes... obissez vite... Et mille autres propos de cette nature, qu'une adroite et fine putain sait et peut toujours employer avec succs[3]. [3] Les fouteurs de cette espce peuvent tre regards comme les plus chauds et les plus vifs; les filles prennent ordinairement plaisir les fouailler, parce que leurs cris plaintivement moduls, leurs propos enfantins, les pardons, les promesses qu'ils n'en feront plus, sont comme autant d'aiguillons qui provoquent la fille la luxure, et la font dcharger malgr elle. Tel est l'empire de la femme sur l'homme quand la passion le matrise. Hercule filait aux pieds d'Omphale, Samson dormait sur les genoux de Dalila, Marc-Antoine tait l'esclave de Cloptre, et je suis sr que ces robustes paillards ont plus d'une fois dpos leur fiert et leur faste aux genoux de leurs garces, et reu d'elles, sans se plaindre, de trs bonnes et amples fesses dans cette posture humiliante; ce qui prouve que la fouterie est la seule passion qui rend les hommes gaux en faiblesse ou en vertu. DEMANDE. Qu'entendez-vous par capote anglaise? RPONSE. Ce sont de petits sachets ou espces de fourreaux de peau de mouton, avec lesquels on enveloppe la pine du fouteur, qui craint le danger en foutant une femme de laquelle il n'est pas sr: au moyen de cette chemise il se garantit des accidents de la vrole: cette prcaution, quoique sage, ne plat pas beaucoup aux filles chaleureuses dans le cot; il est vrai que cette jouissance est amortie de part et d'autre, et il faut une imagination trs vive pour se faire illusion dans ce genre de fouterie: on peut mme comparer la fille qui fout, au malheureux Tantale; elle est embrase d'ardeur, et son con bille au milieu d'un fleuve de foutre qui lui chappe l'instant o elle croit en arroser sa matrice. DEMANDE. Une putain qui a la chaude-pisse ou la vrole doit-elle et peut-elle sans remords baiser avec un homme sain? RPONSE. Non: et telle luxurieuse que soit une fille, telle passionne qu'elle puisse tre, elle doit toujours se faire un crime de communiquer sa corruption un homme; elle doit prfrer plutt perdre sa pratique que de l'empoisonner, et souvent un aveu naf de sa part lui gagne l'estime du fouteur, qui se contente alors du plaisir idal et du service de la main qui supple celui du con malade. La fille n'en reoit pas moins son tribut ordinaire. DEMANDE. La fille qui a ses ordinaires peut-elle aussi se laisser baiser? RPONSE. Non; car il faut dans la fouterie observer certaine biensance de propret et d'usage: est-il rien en effet qui rpugne tant l'homme que cette maladie priodique des femmes? quel spectacle plus dgotant qu'une pine barbouille d'ordinaires? Je sais que les femmes dans ce temps sont beaucoup plus passionnes, qu'elles bandent avec plus de luxure; mais il ne faut pas que l'envie de foutre les portent occasionner aux hommes des regrets cuisants et s'en faire har. Lorsqu'une fille se sera dclare au fouteur pour tre au temps de ses rgles, si le satyre veut nanmoins qu'elle fasse le service, que sa pine barbotte alors dans son con, la fille n'a plus rien se reprocher; qu'elle profite mme de cet instant de rage foutative pour se servir de ce vit enrag comme d'un excellent frottoir pour se dbarbouiller la matrice. Cet expdient lui est permis, parce que le fouteur a voulu passer par-dessus les _rgles_. Elle doit nanmoins, aprs le coup tir, avoir soin d'offrir un vase et de l'eau ce laveur de con, afin qu'il puisse dcrasser sa pine; elle doit aussi en faire autant de son ct; l'empressement qu'elle doit avoir d'tre bientt quitte de cette plaie mensuelle, lui en fait naturellement un devoir. DEMANDE. Une putain est-elle tenue de foutre avec un homme vrol? RPONSE. S'il ne lui est pas permis de baiser avec un homme sain lorsqu'elle-mme est gte, elle a le mme privilge de ne point foutre avec celui qui a mal au vit; c'est elle y voir clair et s'assurer avant de la propret de son fouteur; pour vrifier ses reliques, elle doit elle-mme dcalotter le vit, pressurer le bout du prpuce pour voir s'il n'en sort pas de la matire; elle doit en outre considrer la chemise, et si elle s'aperoit que cette chemise ressemble une carte gographique, c'est un signe visible que la pine est malade et qu'elle ne peut, sans s'exposer au danger, foutre avec un tel homme. Le seul expdient qui lui reste, c'est le service de la main, ou la fouterie en cuisses ou en ttons. DEMANDE. Une fille peut-elle se servir de toute la finesse de son sexe et de l'art enchanteur qu'elle possde, pour soutirer de son fouteur ou de son mich le plus d'argent qu'elle peut? RPONSE. Oui; quand la supercherie n'est point de la partie, et que la bonne foi guide toutes ses tentatives, elle peut employer l'art des syrnes; mais il faut qu'elle y joigne aussi l'honntet des procds et point d'escroquerie; elle ne fait alors que son mtier, et l'homme n'a point se plaindre de la faiblesse qui l'a fait cder ses instances. DEMANDE. Une putain doit-elle se livrer tous les caprices des hommes? RPONSE. Quoique tous les genres de fouterie doivent tre familiers une putain, il en est nanmoins qui rpugnent la dlicatesse de certaines filles, l'enculomanie est de ce genre. Une putain peut donc dcemment refuser de se prter au zle perforique d'un bardache, moins qu'elle-mme n'ait le cul port au plaisir sodomique. DEMANDE. Jusqu' quel ge une putain peut-elle exercer cet emploi avec honneur et profit? RPONSE. Cela peut dpendre du plus ou moins de temprament; les blondes doivent quitter le commerce avant les brunes, leur chair tant plus sujette l'affaissement; on doit nanmoins regarder comme hors de service une putain qui a vcu dans les srails, et y a atteint l'ge de quarante ans; il est temps qu'elle pense la retraite; une dcrpitude livide, des rides bourgeonnant semblent lui en faire un commandement exprs. [Illustration] DEMANDE. Que fera donc une putain qui aura vieilli dans les combats de Vnus, blanchi dans les srails sans avoir eu la sage prcaution d'conomiser une pomme pour la soif? RPONSE. Ce dfaut, qui est presque celui de toutes les filles de joie, n'est plus rparable alors. Plutus fuit ordinairement les boudoirs que dserte l'amour; il ne reste donc plus la vieille garce d'autre alternative que d'tre maquerelle ou servante de putain; car ne devant plus esprer de faire de dupes, son unique emploi doit se borner tenir souvent la chandelle et tre quelquefois spectatrice endurante de certains plaisirs, dont la rminiscence doit lui causer les plus vifs picotements et les regrets les plus cuisants. Son seul espoir est de pouvoir enjoler quelquefois un vieillard goutteux ou quelque jeune fouteur, qui Bacchus aura ce jour-l blas le got ou falsifi la visire; mais le lendemain, quel regret et quel affront, lorsque le Narcisse ivrogne, revenu de sa lthargie, dira dans sa surprise en voyant cette tte chenue sur l'oreiller: O rage, dsespoir! ma pine ma mie, N'as-tu donc tant foutu que pour cette infamie! La putain au contraire qui aura su profiter de sa frache jeunesse et des circonstances pour se rserver un honnte revenu, jouira encore mme sous les rides de la vieillesse; son argent lui fournira des fouteurs, avec lesquels elle aura le plaisir de lancer de temps en temps quelque ancien coup de cul, qui, lui faisant pour un moment oublier sa dcrpitude, lui retracera le tableau toujours riant et attrayant des voluptueux instants de sa jeunesse. Alors elle pourra esprer ne mourir qu'en foutant; et quelle mort plus douce peut tre compare celle d'une garce qui meurt en dchargeant! ORAISON A SAINT GARCELIN Grand Saint, vous qui tes le protecteur dclar des putains, qui ne leur refusez jamais rien, faites, par votre entremise, que jamais la vrole n'altre mon temprament, que ma chair soit toujours blanche, frache et dodue, afin de pouvoir accaparer beaucoup de pratiques et de michs; inspirez-moi cette vive ardeur de foutre qui vous animait ici-bas; donnez-moi la raideur des coups de culs, leurs lancements et le talent admirable de savoir dsaronner par eux une pine bien encre, et de la renconner aussitt; suggrez-moi les discours les plus libertins, les postures les plus voluptueuses, les attouchements les plus licentieux, afin que les hommes trouvent dans moi toutes les ressources et le raffinement des plaisirs de la chair et du cul, et viennent de prfrence me donner leurs pines; et qu'aprs avoir bien fait mon truc avec mon con et mon cul, je me repose tranquillement, et n'aie plus d'autre occupation, d'autres jouissances que celle de contempler toutes les parties de notre beau corps, et lire les actions de fouterie qui vous ont valu le titre glorieux de protecteur et consolateur des garces; et que me trouvant un jour runie prs de vous, je dcharge paisiblement sous vos yeux pendant la dure des sicles. Ainsi soit-il. LITANIES DES FILLES DE JOIE Sainte Madeleine, patronne des garces, soyez-nous propice. Sainte Messaline, l'exemple des fouteurs, protgez-nous. Sainte Dolonne, dont le con brlait d'ardeur, secondez nos efforts. Sainte Julie, miroir des putains de Rome, donnez-nous votre chaleur. Sainte Manon, modle des impudiques, inspirez-nous votre lubricit. Sainte Duth, la volupt mme, ne nous abandonnez point. Bienheureuse duchesse de Berry, vous qui foutiez avec vos gardes, faites que nous en puissions faire autant. Saintes Maintenon, Pompadour et Du Barry, consacres aux pines royales, ayez piti de nous. Saintes Sorel et Jeanne d'Arc, et vous charnelle Dorothe, dont les cons belliqueux auraient affront une arme de pines, donnez-nous votre courage. Bienheureuse Hlose, vous qui avez si peu got les joies du con, prservez-nous de votre malheur. Toutes les Saintes Concubines des sultans et des rois, exaucez nos voeux. Saint Joseph, patron des cocus, prservez-nous d'tre cornettes. Saint Saturnin et saint Conculix, pensez nous. Saint Salomon, roi des fouteurs, prenez-nous sous votre garde. Saint Loth et ses dignes filles, souvenez-vous de nous. Tous les saints maquereaux et bardaches, prservez-nous de votre colre. Tous les sodomistes et les gamahucheurs, intercdez pour nous. Saints branleurs et branleuses, donnez-nous la dlicatesse du poignet. Saintes maquerelles et avanceuses, jetez les yeux sur nous. Toutes les filles d'opra, danseurs et danseuses qui avez si bien gigot et remu le croupion, donnez-nous votre lasticit. Divin Girard, et vous illustre Cadire, mortifiez notre chair. Tous les saints clibataires et coureurs de bordel, protgez nos taudions. De tout enculeur, dlivrez-nous. De tout fouteur en bouche, prservez-nous. De toute pine vrole, garantissez-nous. Des fouteurs impuissants, sauvez-nous. Saint Priape, qui nous avez si bien instruits, nous vous prions. Saint Artin, qui runissez vous seul les qualits des deux autres, nous vous prions. FIN DU CATCHISME. POSIES LIBRES ET NOUVELLES Pour faire suite au Catchisme libertin L'OUTIL DSIR Ha! qu'un bon vit Me serait ici ncessaire, Ha! qu'un bon vit Me gurirait de tout souci. Il m'en faut un, malgr ma mre; Car, ma foi, l'on ne peut rien faire Sans un bon vit. Mon pauvre con Le jour et la nuit me dmange, Mon pauvre con Soupire aprs un bon luron. J'ai beau frotter, rien ne l'arrange, Il n'a pas la vertu d'un ange, Mon pauvre con. Saint Garcelin, Daignez exaucer ma prire; Saint Garcelin, Donnez-moi bientt un engin. En votre honneur, sur la fougre, Je veux remuer la croupire, Saint Garcelin. LA FOUTEUSE INFATIGABLE Je fouterai sans cesse, En dpit de maman. Non, rien ne m'intresse Que le vit d'un amant Quand je sens ses deux couilles, Je pme de plaisir, Et bientt je m'embrouille, Son vit me fait mourir. Maman, dans son jeune ge, Foutait sans doute aussi; Et mon pre, je gage, Dut avoir un bon vit. Il n'est plus de ce monde; Mais je vois que maman, Dans sa douleur profonde, Le voudrait voir vivant. Je n'ai point de richesse; Mais mon con, n'est-ce rien? Mes ttons et mes fesses M'en procureront bien. Une pine nerveuse, Et deux couillons dodus, Sont pour une fouteuse Les trsors de Crsus. Je veux, quoiqu'on en dise, Foutre jusqu'au tombeau. Mourir dans cette crise, Est-il un sort plus beau! Que sur ma tombe on grave, Pour toute inscription: Ici gt le plus brave Et dtermin con. GAILLARDISE Le gros Lucas allant au bois, S'amusait cueillir des noix Quand sa bergre il rencontra; Alleluia. Philis sur un lit de gazon Reposait d'un sommeil profond, Lucas aussitt s'cria: Alleluia. La friponne tait sans mouchoir, Son cotillon laissait tout voir: Palsangu comme la voil; Alleluia. Sa bouche respirait l'amour, Et Zphir soufflait alentour; Et vite, et toc, boutons-nous l: Alleluia. Sur son sein un globe incarnat, De la rose imitait l'clat: Ouf! quels jolis boutons voil; Alleluia. Son petit coeur faisait tic-tac; Il redoublait ce doux mic-mac: Voyez donc comme son coeur bat; Alleluia. Le paillard d'aise bondissait, Son coeur tout bas se trmoussait; Je n'en puis plus, embrassons-la; Alleluia. Il se penche amoureusement, Et baise Philis tendrement; Mordienne! on ne s'en tient pas l: Alleluia. Dj Lucas est en devoir; Il franchit l'amoureux boudoir, Quand la bergre s'veilla: Alleluia. Philis qui se plaisait au jeu Voudrait se fcher, mais ne peut; Car le berger disait tout bas: Alleluia. Mon Dieu! Lucas, laisse-moi donc, Car tu chiffonnes mon jupon, Et puis que viens-tu chanter l? Alleluia. Bon: laisse faire, ma Philis, Ce beau jeu l'Amour me l'apprit: A ton tour tu rpteras: Alleluia. JOUISSANCE Mon mat presque abattu du coup de la tempte, Baisse languissamment sa rubiconde tte. Tandis que ma paillarde au sein de la langueur, Gote d'un calme heureux la tranquille douceur: C'en est fait, foutu gueux, tu triomphes, dit-elle; Tu triomphe l'instant que mon honneur chancelle, Je le sens, tu le vois, et je rsiste en vain; O la couille parat, la vertu va grand train. A ces mots, dans l'ardeur du transport qui m'enchante, Je donne cent baisers sa bouche brlante, Et pressant tendrement sa langue entre mes dents, Je m'enivre longs traits du plaisir de mes sens. D'un charme plein d'appas, la sduisante atteinte, Dans mon coeur enflamm, se forme sans contrainte; Et je puis promener et mes mains et mes yeux Sur son corps, o l'Amour foltre avec les Jeux. Climne cependant, par un soin charitable, Flatte lgrement mon engin effroyable: L'approche avec un doigt, qui l'enfle sous sa peau Du brasier o l'amour allume son flambeau. Alors plein d'un beau feu, je prends au corps la belle, La jette sur un lit, et me jette sur elle. Mes efforts triomphant dcouvrent mes yeux Le sjour enchant du plus puissant des Dieux. En cet instant heureux, dans l'antre de Cyprine, Je darde avec fureur ma turbulente pine. Tout craque, tout s'tend, mon vit pour s'baudir, Bourre ce con battu, qui craint de s'entr'ouvrir. De ce choc foudroyant, la Vestale perdue, S'crie tout en feu, foutu chien, tu me tue! Arrte! dans tes bras tu me verras mourir: Mais moi, sourd la voix qui voulait m'attendrir, De mon membre nerveux ranimant le courage, Je le presse, l'excite et l'enflamme de rage, Et par un dernier bond, ce bougre furieux, Se prcipite entier dans l'antre tnbreux. La belle en cet instant voit la fin de ses peines; Les plaisirs renaissants se glissent dans ses veines: Ses sens sont obsds d'une tendre langueur, Dj mille soupirs s'exhalent de son coeur. Dj ses yeux teints se couvrent de nuages, Ses sons entrecoups s'arrtent au passage. Ce doux ravissement qu'enfante le plaisir, Ne parat l'animer que de brlants dsirs; Et poussant au travers d'une joie naissante, Les restes soupirants d'une vertu mourante, Du foutre, me dit-elle, ah! ah! cher greluchon, Prcipite tes coups, enfonce tes couillons. Arrte... quel plaisir chatouille l'orifice! Inonde, si tu peux, ma brlante matrice. Ah! quelle volupt s'empare de mon coeur... Je dcharge... je fous... dcharge donc... je meurs... A ces mots inspirs d'une amoureuse rage, Les traits d'un doux trpas sont peints sur son visage, Je la vois succomber, et j'admire interdit, L'effort prodigieux de la force d'un vit. Cependant de mon vit je branle la machine, Je bande avec effort les ressorts de ma pine. Mille lans redoubls font gmir le chalit, O le foutre du con raidement s'baudit; La belle de retour du pays de foutaise, Se sentant harceler d'un vit chaud comme braise, Bougraille en vrai lutin, et mille sacredieux Composent de sa voix les sons harmonieux. Elle empoigne deux mains mes fesses bondissantes, Puis presse entre ses doigts mes couilles palpitantes; L'on dirait la voir agiter le croupion, Qu'elle veut m'engloutir tout vivant dans son con. Le foutre en cet instant, en haut de mon chine, Ramasse sans efforts sa moussante ravine: Je le sens voiturer ses grumeleux bouillons, Et prendre son logis au fond de mes couillons. A ce renfort charmant j'anime mon audace, Je barre en conqurant les dehors de la place; Climne, cher amour! m'criai-je, il est temps, Ranime ton ardeur, rgle tes mouvements: Un dsir tout de feu s'empare de mon me, Mon coeur est absorb... doux objet de ma flamme, Serre-moi dans tes bras... je jure par les Cieux, Que de tous les mortels je suis le plus heureux... Tu ne me rponds point... attends... quoi donc, cruelle, Tu veux me prvenir... que cette gorge est belle!... Que ne suis-je tout vit dans ton amoureux con... L je foutrais mille ans triple carillon... Donne-moi pour garant de ton amour extrme De ces baisers de choix... Ah! volupt suprme... Ah! foutre, poursuis donc... que je sens de douceur... Je n'en puis plus... je cde... mes dlices... mon coeur... Unissons nos plaisirs... la force m'abandonne... Le jour s'vanouit, et la nuit m'environne... Pousse, achve... grands dieux... quel ravissant retour... Qu'attends-tu? je dcharge... ah!... j'expire d'amour... LA PREMIRE FOIS L'amour me prte encor ses armes: Mais ce Dieu m'a fait prouver, Qu'un premier triomphe a des charmes Qui ne peuvent se retrouver. La premire fois que Lisette Vint frapper mes yeux innocents, Mon coeur sortit de sa cachette, Et je sentis natre mes sens. La premire fois que Lisette Me laissa toucher deux ttons, Dont une ardeur douce et secrte Agitait les petits boutons, Je m'criai dans mon ivresse: Heureux corset de ma matresse, Arrte ce sein qui veut fuir, Il est vrai que ma main le presse, Mais elle voudrait le couvrir. La premire fois que Lisette Me dit d'tre plus hasardeux, Mes mains dessous sa chemisette, Regrettaient de n'tre que deux; Et lorsque la plus vagabonde Eut trouv deux globes par l, Je n'aurais pas lch cela Pour dcouvrir le nouveau monde. En un mot, la premire fois Que Lisette combla ma flamme, Je sentis jusqu'au bout des doigts Son me s'unir mon me... Ici mon pinceau reste court. Tous les auteurs jusqu' ce jour Ont parl du prix de Cythre: Le moyen de peindre l'amour! On ne saurait plus que le faire. PIGRAMME Certain marinier malotru, Contre un con son vit rebelle, Dieu jurait et se plaignait dru, Que la marie tait trop belle. La fillette disait: Hlas! L'amant criait: Saint Nicolas! Vainqueur n'en pourrai-je point tre? Bougresse, lche-moi du con, Je te quitte de la faon; Mon vit n'est point vit petit-matre. RECETTE POUR RESTER SAGE CONTE DDI AUX DAMES Oh! mes amis, pourquoi faut-il sans cesse Que le plaisir soit contraire au devoir? --Pour s'en dfendre, on n'a qu' le vouloir, Disent les gens auxquels on s'en confesse. --Propos menteur, et ridicule espoir. La libert que cet attrait nous laisse, N'est qu'un vain mot qu'on ne peut concevoir. De rsister avons-nous le pouvoir? Quand le dsir chaque instant nous presse; Sexe ador, vous qu'un tendre penchant Porte l'amour ds votre plus jeune ge, Je m'en rapporte votre sentiment: Comment jamais pouvez-vous tre sage? En vous flattant, on sait vous dcevoir, Et tour tour, sduit avec adresse, Par votre amant et par votre faiblesse, Par vos dsirs et par votre miroir, A chaque instant forc de vous dfendre, Du pige adroit d'un heureux sducteur, Il vous faudrait, pour ne jamais vous rendre, Ou plus de force, ou n'avoir pas un coeur. Il est pourtant quelques femmes prudentes Qui, nous dit-on, chappent ces lois. Boileau, cherchant ces vertus tonnantes, Dans Paris mme, en compta jusqu' trois. C'tait beaucoup, et maintenant je pense Que, pour aider leur fragile innocence, Elles avaient quelque secret moyen Qui les faisait persister dans le bien. Ces ruses-l, ces heureuses recettes Ne doivent point, amis, rester secrtes Quand on les fait, il faut les indiquer. J'en connais une, et je croirais manquer A mes devoirs, la vertu des dames, Si mon secret, facile pratiquer, Restait toujours un secret pour nos femmes. L'exemple seul peut le bien expliquer. C'est pour cela qu'en historien fidle, Sans plus longtemps du sujet m'carter, Discrtement je vais le raconter. Alix tait aussi jeune que belle, Ses yeux charmants promettaient le plaisir; Partant, Alix inspirait le dsir. Dire qu'elle eut mille amants d'importance, Ce serait prendre un inutile soin. Un d'eux bientt obtint la prfrence; Et pour sauver sa trop faible innocence, D'un prompt hymen Alix eut grand besoin. Son pre tait homme d'exprience, Il se disait en voyant leurs amours: --Son coeur est pris, le reste est sans dfense, Il faut voler bien vite son secours. Si cet amant me donne l'esprance De voir ma fille heureuse pour toujours, N'hsitons pas, et de ma vigilance, De mes frayeurs n'allongeons pas le cours. L'examen fait avec soin et prudence, Sur chaque point a combl tous ses voeux, L'amant aim promet une constance, Gage certain du bonheur de tous deux; Il est bien fait, aimable et gnreux, Riche de plus et de haute naissance; Pour nos enfants trouvant tels amoureux, Ce serait bien de quoi nous satisfaire. Mais ce fut trop pour notre digne pre, Il voulut voir, voir de ses propres yeux, Si pour forcer sa fille rester sage, Son gendre avait ces talents merveilleux Qui, selon lui, fixaient une volage, Ces dons brillants, dont le frquent usage, De deux poux fait des amants heureux. Il voulut voir... et ne vit que miracles. Bien sr alors de la vertu d'Alix, A leur hymen il ne mit point d'obstacles; Et des poux lui donna le Phnix. Pendant longtemps la troupe rebute Ne troubla point les plaisirs du vainqueur; Mais la fin, d'un doux espoir flatte, Elle revint l'attaque d'un coeur, Qu'elle croyait aussi facile prendre Que tous les coeurs de nos femmes de bien. On ignorait l'invincible moyen Que notre Alix avait pour se dfendre. On fit venir prs d'elle tour tour Ces gens charmants qui ne mettent leur gloire Qu' vaincre un jour, puis chanter leur victoire. Soins superflus! rebelle leur amour, L'or mme, l'or ne put obtenir d'elle Ce que toujours il obtient d'une belle. Lasse la fin de sa nombreuse cour, Elle voulut mettre un terme son zle, Et repousser d'une faon nouvelle Ce peuple amant qui venait chaque jour La tourmenter et la nommer cruelle. Elle voulut donner une raison Pour excuser sa longue rsistance, Mais raison telle, et de telle vidence, Que s'en tenant si bonne leon, On ne vnt plus lui faire violence, Ni dranger la paix de sa maison. Elle fit faire en grandeur naturelle, Par un artiste habile complaisant, De son poux une image fidle. Ce beau portrait tait intressant. Ce n'taient point les traits de sa figure, Qui sur la toile taient reprsents. On sait assez que la bonne nature Nous a donn de plus grandes beauts. La sage Alix ne veut dans cette image Que... le garant de sa fidlit, Ce doux lien du plus heureux mnage, Ce trait brlant, qui de la volupt, Porte le trouble en son sein agit. Il tait peint, vermeil comme l'aurore, Et couronn de myrte et de laurier, Sa tte haute, et son maintien altier, Le vif carmin dont son teint se colore, Sa riche taille, un embonpoint flatteur, Deux arsenaux o l'amour crateur Vient prparer ses foudres en silence, Foudres charmants que la volupt lance, Tout annonait un superbe vainqueur, Sr jamais de matriser un coeur. Alix, alors contente de l'ouvrage, A ses amants dcouvrit son secret. --Je cesserai, dit-elle, d'tre sage, Quand vous aurez plus beau que ce portrait. A cet aspect la trop faible cohorte Honteusement alla gagner la porte. Alix plaa l'image son chevet, Et quand parfois, quelque amant se trouvait Qui, ne sachant l'innocente malice, Voulait encor tourmenter notre Alix, Il suffisait de montrer le phnix, Sans rpliquer, il se rendait justice. Par cette ruse, avec cet heureux soin, Alix toujours fut et sage et discrte. Sexe enchanteur, trs bonne est ma recette. D'autres moyens vous n'avez pas besoin. Quand vous aurez chez vous telle merveille, Faites-en vite un bel pouvantail... Si ne l'avez... votre ami vous conseille De la chercher, pour le moins en dtail. FIN DES POSIES APPROBATION Nous, docteurs en fouterie, et de la facult des branleurs, enculeurs, gamahucheurs, certifions avoir lu et relu un livre intitul: PETIT CATCHISME LIBERTIN, l'usage des putains et des jeunes demoiselles qui se dcident cette profession, et n'y avons rien trouv qui puisse en empcher l'impression, la morale tant conforme au plan de l'auteur, et ne pouvant dans tout son contenu que servir l'instruction des toupies, et leur faire faire des progrs rapides dans la paillardise; pourquoi nous l'avons approuv. MAURY, D'AUTUN, docteurs foutimaces. FIN INVENTAIRE DES LIVRES DU BOUDOIR DE TRS VNRE ET TRS AMOUREUSE DAME CYPRIS, A LA BIBLIOTHQUE APHRODISIENNE DE LARNACA, AU CHATEAU DE LA COLOMBE ET DU MYRTE, PLACE DE CUPIDON, RDIG PAR G. DELLA ROSA, CHEVALIER DE L'TOILE DE VNUS ET GRAND AUGURE (IN PARTIBUS) DE CYTHRE ET DE PAPHOS. ANTHOLOGIE SATYRIQUE. Rpertoire des meilleures posies et chansons gaillardes parues en franais depuis Clment Marot jusqu' nos jours. Publi par et pour la Socit des Bibliophiles cosmopolites. _Luxembourg_, 1878, 8 volumes pet. in-12, tirs 300 exempl., tous numrots et sur papier verg de Hollande. _Cet ouvrage, qui est le plus curieux et le plus important paru, a cot quinze annes de recherches son diteur littraire; il renferme 485 pices, trs libres, anonymes, et plus de 1,400 pices signes._ L'ANTI-JUSTINE, par Restif de la Bretonne, in-12, papier verg, 6 figures. CHANSONS BADINES de Coll. Nouvelle dition revue et corrige. _Utrecht_, chez Jean Plecht, in-8, papier verg de Hollande, joli frontispice grav l'eau-forte par Fl. R..... _Coll est, sans contredit, le premier chansonnier franais du XVIIIe sicle. Cette dition est complte, et renferme toutes les chansons libres et satyriques. Il n'en n'est pas de mme de certaines ditions populaires, qui n'ont de Coll que son nom sur leurs titres._ LE DEGR DES AGES DU PLAISIR, ou Jouissances voluptueuses de deux personnes de sexes diffrents, aux diffrentes poques de la vie, recueillies sur des mmoires vridiques; par Mirabeau, ami des plaisirs. _A Paphos_, de l'imprimerie de la mre des amours, 1793. Rimpression faite pour les membres de la Socit des _Amis des lettres et des arts galants, de Ble_. LE DIABLE AU CORPS, oeuvre posthume du trs recommandable docteur Cazonn (Andra de Nerciat), membre extraordinaire de la joyeuse Facult phallo-coro-pygo-glottonomique. _Genve_, 3 vol. petit in-12, 12 planches graves sur pierre, fort libres. DIALOGUE DE L'ARTIN, o sont dduits les vies et les dportements de Las et de Lamia, prcd de notes sur l'Artin, et suivi de _La Putain errante_, du mme auteur. _Florence_, typographia della Nobilissima Socit de Amici de lettere e delle arti galanti, in-12, papier verg. DICTIONNAIRE ROTIQUE MODERNE; par un professeur de langue verte (Alfred Delvau, nouvelle dition, revue et augmente par Jules Choux). _Ble_, imprimerie de Karl Schmidt. Petit in-8, papier verg, frontispice grav par Ch. L'COLE DES BICHES, ou Moeurs des petites dames de ce temps. _Erzeroum_, chez Qizmich-Aga, in-8, papier verg. _OEuvre lubrique, due aux loisirs de quelques hommes du monde: MM. B..., fils d'un ministre de l'empire, H., riche amateur anglais, trs connu Paris, Duponc..., directeur d'un grand thtre parisien, et autres._ L'ENFANT DU BORDEL, ou les Aventures de Chrubin; dition faite sur celle de 1800, _Erzeroum_, chez Qizmich-Aga, petit in-12, papier verg. _Ouvrage digne de son titre, attribu Pigault Lebrun._ LA FILLE DE JOIE, ou Mmoires de Miss Fanny, crits par elle-mme. _Boston_, chez William Morning, petit in-8, papier verg, 36 figures libres. _Traduction libre d'un clbre ouvrage rotique anglais: Memoirs of a woman of pleasure; by J. Cleland. Les figures sont la reproduction, par l'hliogravure, de celles de l'dition de Lige, 1786. Elles sont des meilleurs artistes du temps: C. Vanloo et autres._ LA FLEUR LASCIVE ORIENTALE. Contes libres indits, traduits de l'arabe, du persan, du turc, de l'gyptien, du mongol, du chinois, du japonais, de l'indien, etc., par une socit d'Orientalistes. In-8, papier verg, joli frontispice grav l'eau-forte. _L'Imbcile, conte mongol.--Histoire d'une dame du Caire et de ses quatre galants.--L'Etude des fleurs Yosiwara.--Les libres Amours du carnaval.--La Servante et le bachelier.--La Princesse Amany.--Trois facties persanes.--Le Chanteur.--Le Voleur et le Jongleur.--Khablis, le mchant homme.--Le Pirate, conte malay de Sumatra.--La Femme, le Page et l'Ecuyer, trad. de l'arabe.--Les trois Souhaits.--La Princesse invincible, conte persan.--Le Saint Livre d'amour, conte tamoul.--La Veuve.--Voyage d'Ardjouna au ciel d'Indra, conte javanais.--L'Inexorable Courtisane, conte indien.--Le Rveil, conte japonais.--Le Jeune Homme qui ne connat pas son sexe._ GAMIANI, ou Deux Nuits d'excs; par Alcide, baron de M..... _Barcelone_, chez Jos Linares Hermanos, pet. in-8, papier verg, avec 15 figures libres. _C'est un des meilleurs romans ultra-rotiques, crit par Mme G... S. et A... de M._ LE JOUJOU DES DEMOISELLES. Nouveau choix de posies l'usage du beau sexe libertin. _Larnaka_, chez Giov. della Rosa. Petit in-8, papier verg. _dition publie pour les membres de la Socit des Bibliophiles, les amis des lettres et des arts galants, de Ble._ LETTRES AMOUREUSES D'UN FRRE A SON ELVE. _Alexandrie_ (1878), in-12. _C'est la correspondance socratique d'un prcepteur ecclsiastique son lve, laquelle fut livre par ce dernier ayant t victime de la passion pdrastique de son Mentor._ LE LIVRE DE VOLUPT, par Abdul-Haqq-Effendi. _Erzeroum_, chez Qizmich-Aga, in-12, 12 figures colories, papier verg. _Ouvrage trs rotique, dans le genre des postures de Pierre Artin, crit pour la premire fois en arabe, traduit en turc, autographi Erzeroum, l'an de l'hgire 1292 (1877), et mis en franais en 1880._ MA CONVERSION ou LE LIBERTIN DE QUALIT; par H. G. Riquetti, comte de Mirabeau, petit in-12, papier verg. LE MEURSIUS FRANAIS, ou l'Acadmie des dames. 2 volumes petit in-8, papier verg, 36 figures libres. _Ouvrage trs rotique et fort bien crit. Voir la _Bibliographie de l'amour_, 3e dition, t. VI, pages 38 45. La suite des figures est celle, reproduite par l'hliogravure, de la premire dition publie Venise, chez Pierre Arrtin (sic) S. D. (1676)._ MOEURS ORIENTALES. Les Huis-clos de l'ethnographie (De la circoncision des filles,--virginit,--infibulation,--gnration,--eunuques, --skoptzis,--cadenas,--ceinture); par E. Ilex. _Londres_, imprimerie particulire de la Socit d'anthropologie et d'ethnologie compares, 1878, petit in-8 de 32 pages, 10 planches curieuses. OEUVRES BADINES D'ALEXIS PIRON, prcdes d'une Notice sur sa vie. Nouvelle dition. _A Amsterdam_ (1878), petit in-8, frontispice grav l'eau-forte. _dition prcde de la vie de Piron. On sait que tous les livres parus jusqu'ici sous le titre d'OEuvres badines de Piron, ne sont que des recueils de pices libres, ramasses sans esprit par des diteurs ignorants. Cette dition est la seule bonne, la seule complte; elle renferme, en sus, des pices indites et les posies badines attribues tort Piron, mais avec les noms des vritables auteurs._ LE PANIER AUX ORDURES. _A Canton_, petit in-8, papier verg. _Le Panier aux ordures est un recueil de chansons fort libres dues Armand Gouff, Brazier, Antignac, etc., dont le manuscrit original est conserv dans l'Enfer de la Bibliothque Nationale de Paris. Cette dition renferme en outre un choix de chansons aussi obscnes, aussi rares que les premires, et entre autres le Bougre sans reproche._ PARNASSE SATYRIQUE DU XIXe SICLE ET LE NOUVEAU PARNASSE. Recueil de vers piquants et gaillards de Branger, V. Hugo, E. Deschamps, A. Barbier, A. de Musset, Baudelaire, Monselet, etc. 2 volumes, petit in-12, 2 frontispices gravs l'eau-forte de M. Ch. PETIT CABINET DE PRIAPE, Posies indites (rotiques) du XVIIIe sicle. _Neuchtel_, 1874, pet. in-12, papier verg. LA PURE VRIT CACHE et autres mazarinades rares et curieuses. Prcdes d'un avant-propos, par Philomneste junior. _Amsterdam_ (_Bruxelles_, 1867), petit in-12, papier verg. _Recueil de Mazarinades trs rares et trs libres: La Pure Vrit cache.--La Vieille Amoureuse.--La Mazarinade (par Scarron).--Les Triolets de Mazarin.--Le Caresme de Mazarin.--Tarif des prix, etc.--La liste gnrale de tous les Mazarins.--Factum ou Requeste, etc.--La Miliade, ou l'Eloge burlesque.--Confession gnrale.--Lettre de Polichinelle.--Le Nouveau Jeu de Piquet de la Cour.--Les Visages qui se dmontent.--Les Contre-Vrits de la Cour.--Requeste des marchands libraires du Pont-Neuf.--Regrets funbres sur la mort du joyeux Rondibilis.--Le Claquet de la Fronde, etc., avec une lgie aux dames frondeuses.--Le Nez pourri de Thophraste Renaudot, etc._ LE RIDEAU LEV, ou l'ducation de Laure; par H. G. Riquetti, comte de Mirabeau.--Edition revue sur celle originale de 1786. Petit in-12, papier verg. LE RUT, ou LA PUDEUR TEINTE; par Pierre-Corneille Blessebois. _A Genve_, chez Augustin Le Gaillard, pet. in-12, papier verg. _Roman satirique, trs obscne, en prose et en vers, dirig par l'auteur contre sa matresse, Mlle de Say._ _Pierre-Corneille Blessebois tait un de ces auteurs prostituant leur plume des crits obscnes et de chantage, en mme temps qu' des livres mystiques. Tels furent Pierre Artin, Machiavel, De La Serre, et tant d'autres._ SUITE de 12 planches libres, graves l'eau-forte, par la photogravure; de Kaulbach. In-4. _(Les Faunes et les Amazones,--Les Filets de Vulcain, etc.)_ TABLEAUX DES MOEURS DU TEMPS DANS LES DIFFRENTS AGES DE LA VIE; par Crbillon fils. Suivis de l'_Histoire de Zarette_, par de la Popelinire, _Venise_, 2 vol. petit in-12. _L'dition originale des Tableaux des moeurs du temps n'a t imprime qu' un seul exemplaire, pour le compte du clbre fermier gnral le marquis de la Popelinire._ THRSE PHILOSOPHE ou Mmoires pour servir l'histoire du pre Dirrag et de Mlle Eradice, in-12, papier verg, 27 figures libres, graves. _Le pre Dirrag est le P. Girard; la demoiselle Eradice est la Cadire. Ce livre, qui est fort rotique, a t attribu, mais sans aucune certitude, au marquis de Sade. La premire dition a t publie en 1748._ TOUTES LES PIGRAMMES de Jean-Baptiste Rousseau. Publies pour la premire fois ainsi complet. _Londres_, chez James Krick, 1880, in-12, papier verg de Hollande, titre en rouge et en noir, frontispice grav l'eau-forte. _Volume renfermant plus de 300 pigrammes rotiques._ TROIS PETITS POMES EROTIQUES; c'est savoir: _I. La Foutriade.--II. La Masturbomanie, ou la Jouissance solitaire.--III. La Foutromanie_. Petit in-8, 3 figures libres, papier verg. _dition publie par la _Socit des Amis des lettres et des arts galants_, de Ble._ VINGT ANS DE LA VIE D'UNE FEMME, ou Mmoires de Julie R... _Londres_, 1789, petit in-8, papier verg. _Ouvrage rotique rimprim pour les membres de la _Socit des Amis des lettres et des arts galants_, de Ble._ VINGT ANS DE LA VIE D'UN JEUNE HOMME, par A. V. C. C. C. _Londres_, 1790, petit in-8, papier verg. _Ouvrage trs libre, publi pour les membres de la _Socit des Amis des lettres et des arts galants_, de Ble._ L'ART DE PTER. Essai thori-physique et mthodique, l'usage des personnes constipes, des personnages graves et austres, des dames mlancoliques, et de tous ceux qui sont esclaves du prjug. Suivi, etc. En _Westphalie_, chez Florent-Q., rue Pet-en-Gueule, au Soufflet, 1776. _Ptersbourg_ (_Bruxelles_, 1867), petit in-12. LA CACOMONADE, histoire politique et morale, traduite de l'allemand du Dr. Pangloss, par le docteur lui-mme, depuis son retour de Constantinople. _A Cologne_, 1756. Rimpr. faite _Bruxelles_, 100 exempl., en 1867. _Dissertation semi-factieuse sur la vrole._ CHOIX DE PICES DSOPILANTES, ddi aux pantagrulistes. Imprim Charenton. (_Bruxelles_, 1867), petit in-12. Imprim 150 exemplaires. _Contenant: Les Sultanes nocturnes.--Le Testament d'une fille d'amour mourante.--Le Voluptueux hors de combat.--Origine des puces.--Priapes anciennes et modernes.--Chansons, contes et pigrammes libres.--Les Filles de l'Opra.--Les Epices de Vnus._ MYLORD, ou les Bamboches d'un gentleman. _A Gibraltar_, chez le Rv. Flutt, in-12, papier verg. SAINTE NITOUCHE, ou Histoire de la Tourire des Carmlites. _Copenhague_, imprim exclusivement pour les _Bibliophiles Aphrodiphiles_ et non autres; in-12, papier verg. LA RHTORIQUE DES PUTAINS. 2 tomes en un volume in-12, illustr de 8 figures libres, graves, papier verg. _Curieux ouvrage inspir della _Rettorica delle putane_; tout aussi libre, mais crit dans un esprit franais, en forme de dialogues. Les figures sont celles de l'_Artin de la Rvolution_, livre devenu introuvable, dont le seul exemplaire connu fut vendu rcemment 1,500 francs._ MMOIRES DE SUZON, soeur du portier des Chartreux.--_Histoire de Marguerite, fille de Suzon_. dition ddie Miss Trousscott. _Philadelphie_, la Librairie de la Socit contre l'hypocrisie, l'an 100 de l'Indpendance; in-12, papier verg. VNUS EN RUT, ou Vie d'une clbre libertine. Sur l'imprim _Luxurville_, chez Hercule Tapefort, 1771, Interlaken, chez William Tell, l'an 999 de l'indpendance suisse, 2 tomes en un vol. in-12. EXERCICES DE DVOTION de M. Henri Roch avec Madame la duchesse de Condor; par l'abb de Voisenon, membre de l'Acadmie franaise. 1882, in-12, joli frontispice grav en couleurs. LYNDAMINE, ou l'Optimisme des pays chauds. Sur la copie de _Londres_, 1778, deux parties en un volume in-12. _C'est l une des meilleures productions de la littrature ultra-rotique; digne pendant de l'_Histoire de dom Bougre, portier des Chartreux_, et trs probablement du mme auteur._ _Ce curieux ouvrage fut traduit en allemand, et sur cette traduction il parut, vers 1863, une version franaise passablement mdiocre, sous le titre de _Lucrce, ou l'Optimisme des Pays-Bas_, qui ne peut aucunement tre compare l'original. Notre dition renferme aussi les contes en vers, fort libres, qui se trouvent dans l'dition de 1778._ SOUVENIRS D'UNE COCODETTE, crits par elle-mme (par Ernest Feydeau). _Leipzig_, 1878, in-8, frontispice et 10 planches gravs l'eau-forte par Chauvet. TRENNES AUX FOUTEURS, ou Calendrier des trois sexes. Sur l'dition _Sodome_ et _Cythre_, 1793, frontispice et 3 planches libres. LES COUSINES DE LA COLONELLE. Roman galant naturaliste, par la vicomtesse de Coeur-Brlant. In-12, papier verg anglais, joli frontispice grav l'eau-forte. CATCHISME LIBERTIN, l'usage des filles de joie et des jeunes demoiselles qui se dcident embrasser la profession; par Mlle Throigne. Sur l'dition _Paris_, aux dpens de la veuve Gourdan, 1792, in-12, 4 figures libres. _On lit en pigraphe ce quatrain, qui donne une ide de l'esprit de l'ouvrage:_ _Throigne au district, aussi bien qu'au bordel, De ses talents divers a fait l'exprience; Par sa langue et son con prcieuse la France, Son nom va devenir jamais immortel._ MMOIRES DE LA MARQUISE DE PALMARZE. Espigleries, joyeusets, bons mots, folies, des vrits, de la jeunesse de sir S.-Peters Talussa-Athi, par Mrard de Saint-Just. 3 tomes in-12, 3 jolis frontispices gravs l'eau-forte. L'CHO FOUTROMANE, ou Recueil de plusieurs scnes lubriques et libertines, contenant: les preuves de l'abb Dru, le Secret de Mme de Conlch, l'Entrevue de Mlle Pinelli avec Arlequin et Pierrot, la Solitude de M. de Convergeais, etc. Sur l'dition _Dmocratis_, aux dpens des Fouteurs dmagogues, 1792, in-12 et 5 planches libres. FACTIES ANCIENNES. _A Berne_, 8 petits volumes in-32; papier verg, titres en rouge et en noir. _1 Diffrents des chapons et des coqs touchant l'alliance des poules.--2 Paternostre des vr....., avec une complainte contre les mdecins.--3 Vertus et proprits des mignons. 1576.--4 Bruit qui court de l'Espouse. 1614.--5 Descouverte du style impudique des courtisanes de Normandie celles de Paris, par une Anglaise.--6 Le Dict des pays, avec la Condition des femmes.--7 Brevet d'apprentissage d'une fille de modes.--8 Farce du gaudisseur qui se vante de ses faictz et un sot qui luy rpond le contraire._ L'ESPION LIBERTIN, ou le Calendrier du plaisir, contenant la liste des jolies femmes de Paris, leurs noms, demeures, talents, qualits et savoir-faire, suivi du prix de leurs charmes. Sur l'dition faite _au Palais-galit_, dans un coin o l'on voit tout. In-12. _Achev d'imprimer cette prsente anne Rome par la Typographia della Madona dei amori via di Sacr-Coeur_ End of the Project Gutenberg EBook of Catchisme libertin, by Anne-Josphe Throigne de Mricourt License: Share Alike